Élections 2025 : Aucune candidature invalidée pour le moment

Le octobre 22, 2025
par Centrafrique Check

La publication en question montre une photo d’Henri-Marie Dondra, vêtu d’un costume officiel, placée à côté de l’image d’un passeport congolais , avec une légende :

« Après l’invalidation de sa candidature par la Cour constitutionnelle, le Congolais Henri-Marie Dondra doit automatiquement regagner son pays d’origine, le Congo. Les biens détournés doivent être restitués. »

Cette publication a connu une diffusion rapide, recueillant 25 mentions “J’aime”, 56 commentaires, 43 partages et près de 1 000 vues. Plusieurs internautes ont réagi, certains exprimant leur étonnement, d’autres relayant l’information sans vérification préalable. 

Toutefois, cette publication s’inscrit clairement dans un contexte de tensions politiques croissantes à l’approche des élections. Ces fausses informations visent à déstabiliser certains candidats et à influencer l’opinion publique à travers des attaques ciblées sur les réseaux sociaux.

Vérification: 

Afin de lever toute ambiguïté, Centrafrique Check a entrepris une série de vérifications croisées auprès des institutions compétentes. Les résultats de cette vérification démontrent sans équivoque qu’aucune candidature n’a été invalidée à ce jour.

Contacté le 20 octobre 2025, un haut responsable du Conseil constitutionnel a tenu à clarifier une information qui circulait largement dans les médias et sur les réseaux sociaux. Selon lui, certaines publications affirmaient à tort que l’institution avait invalidé la candidature d’un candidat à l’élection à venir.

« Cette information est totalement erronée. À ce jour, aucune décision d’invalidation n’a été prise par le Conseil constitutionnel. Nous avons bien reçu l’ensemble des dossiers de candidatures, mais ceux-ci font encore l’objet d’un examen approfondi par nos services. Le processus suit son cours normal, conformément aux délais et procédures prévus par la loi. »

Cette déclaration met en évidence que le processus de validation est encore en phase préliminaire. Selon la procédure légale, le Conseil constitutionnel ne peut se prononcer sur la validité des candidatures qu’après réception et analyse officielle des dossiers transmis par l’ANE. À ce stade, aucune décision administrative ou juridique n’a été rendue.

Interrogé, Davy Victorien Yama, commissaire électoral et porte-parole par intérim de l’Agence Nationale des Élections (ANE), a tenu à apporter un démenti face aux rumeurs circulant au sujet d’éventuelles invalidations de candidatures. Selon lui, ces allégations ne reposent sur aucun fondement et relèvent d’informations erronées.

« Cette information est inexacte, les dossiers de candidatures sont actuellement en cours de traitement par le Conseil constitutionnel, qui est la seule institution habilitée à se prononcer sur leur validité. À ce jour, aucune invalidation n’a été enregistrée. Nous n’avons pas encore reçu le retour officiel du Conseil, et les procédures suivent leur cours normal. »

Ces précisions indiquent que la procédure électorale suit son cours normal, conformément au calendrier établi par l’ANE. La transparence et la rigueur de ce processus visent à garantir l’équité entre tous les candidats en lice.

Contacté par téléphone le 21 octobre 2025, Frédéric Mbombo, conseiller en communication du parti UNIR, a également rejeté cette rumeur avec fermeté :

« Cette information est totalement erronée. Le Conseil constitutionnel ne s’est pas encore prononcé sur la liste des candidats à la présidentielle. Il s’agit clairement d’une manœuvre de désinformation orchestrée par nos adversaires pour semer la confusion dans l’opinion. »

Le responsable du parti souligne que l’objectif de ces fausses informations serait de ternir l’image du candidat Henri-Marie Dondra, réputé pour être l’un des favoris de la prochaine présidentielle.

À l’approche du scrutin du 28 décembre, les réseaux sociaux centrafricains deviennent le terrain privilégié de la propagande politique. Les fausses informations, les montages photo et les campagnes de diffamation se multiplient, cherchant à influencer les électeurs ou à discréditer certains candidats. Le cas d’Henri-Marie Dondra illustre cette tendance, une rumeur fabriquée de toutes pièces, habilement diffusée sur une page suivie, a suffi à semer le doute parmi les internautes avant que les institutions officielles ne rétablissent la vérité. 

Dans un contexte électoral sensible, les rumeurs et manipulations en ligne peuvent avoir un impact considérable sur la stabilité politique et la confiance des citoyens envers les institutions. Face à cette situation, il est crucial de promouvoir une culture de l’information vérifiée et de responsabiliser les utilisateurs des réseaux sociaux.

Verdict:

L’Information selon laquelle Henri-Marie Dondra aurait été disqualifié et sommé de regagner le Congo est dépourvue de tout fondement. Il s’agit d’une désinformation destinée à affaiblir l’image du candidat et à influencer l’opinion.