Des publications largement relayées par des internautes ont circulé sur les réseaux sociaux donnant de faux espoirs aux patients affectés par le VIH/SIDA d’abandonner leur traitement de l’ARV (Anti retro viraux). Il convient de souligner qu’à ce jour l’OMS n’a pas homologué un traitement spécifique qui guérit définitivement cette maladie.
Le 4 mars 2023, la page Facebook a page Facebook “Toutes les Infections” a publié un message affirmant que le médicament Viralus-fort serait capable de soigner le VIH/SIDA ainsi que d’autres infections virales. Cette publication, rapidement relayée sur les réseaux sociaux, a suscité de vives réactions. Toutefois, après vérification auprès de spécialistes de santé, il apparaît clairement que cette information ne repose sur aucune preuve scientifique et qu’elle relève de la désinformation.
Une déclaration qui, selon les experts, est non seulement fausse, mais également dangereuse, car elle peut induire les patients en erreur et les inciter à abandonner leur traitement antirétroviral.
Vérification :
Le docteur Ouambita-Mabo Roch, conseiller en santé publique au sein du Comité national de lutte contre le SIDA (CNLS), a catégoriquement rejeté cette rumeur :
« Je vous informe qu’à ce jour, il n’existe aucun médicament capable de guérir définitivement le VIH/SIDA. Cette affirmation est une fausse nouvelle. »
De son côté, la docteure Amity Tatiana, cheffe du centre de santé de Boy-Rabe, a également réfuté cette information en précisant :
« Vous m’apprenez l’existence de ce produit. Dans notre centre de santé, nous disposons bien des ARV, mais aucun traitement portant le nom de Viralus-fort n’est homologué ni prescrit. Ce médicament n’existe donc pas dans le cadre de la lutte contre le VIH. »
Quant à Abel Gueret-Mayanga, président de l’Association centrafricaine des Doigts Verts victimes du VIH (ACADVS) et lui-même séropositif depuis plus de douze ans, il a dénoncé une manipulation destinée à abuser les personnes vulnérables :
« C’est purement faux. Sur les réseaux sociaux, certains individus malintentionnés cherchent à tromper la vigilance des patients vivant avec le VIH/SIDA. Ces fausses annonces ne font qu’alimenter de faux espoirs et mettre en danger la vie des malades. »
De telles publications, relayées massivement sur les réseaux sociaux, sont particulièrement préoccupantes, car elles peuvent convaincre certaines personnes séropositives d’arrêter leur traitement antirétroviral (ARV). Or, interrompre ce traitement met directement en danger leur santé et peut entraîner une reprise fulgurante de la charge virale.
Ce que disent les instances internationales
Il est essentiel de rappeler qu’à ce jour, aucune organisation scientifique ni médicale internationale, y compris l’OMS, n’a validé l’existence d’un médicament capable d’éliminer définitivement le VIH du corps humain. Les antirétroviraux demeurent le seul traitement reconnu, permettant de contrôler efficacement la multiplication du virus, de renforcer le système immunitaire et de prolonger la vie des personnes infectées. Mais ils ne constituent pas une guérison.
Conclusion
Le cas du Viralus-fort illustre une nouvelle fois la prolifération de fausses informations médicales sur les réseaux sociaux. Ces rumeurs exploitent la vulnérabilité des patients et peuvent avoir des conséquences dramatiques. La vigilance reste donc de mise : toute information sur un prétendu traitement miracle doit être confrontée aux avis des spécialistes et aux recommandations officielles de la communauté scientifique.

